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Traitement de la déchirure de la coiffe des rotateurs

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Traitement de la déchirure de la coiffe des rotateurs

En quoi consiste le traitement chirurgical de la déchirure de la coiffe des rotateurs?

Les déchirures de la coiffe des rotateurs qui exigent une intervention chirurgicale sont celles qui impliquent un déficit fonctionnel évident ou une douleur chronique qui ne peut se résorber sans chirurgie. Le tendon qui a été déchiré (ou arraché) ne peut guérir seul. Aussi, un tendon complètement déchiré implique que le muscle correspondant ne travaille pas et conséquemment, qu’il s’atrophie. Cette atrophie, si elle devient chronique, peut être irréversible. Ainsi, le meilleur succès d’une chirurgie de réparation de la coiffe des rotateurs s’obtient lorsqu’elle est effectuée dans les semaines ou encore, les quelques mois qui suivent la déchirure. La réparation d’un muscle chroniquement atrophié par du matériel graisseux (métaplasie graisseuse) ne sera en revanche que peu efficace en ce qui a trait à la récupération de sa capacité fonctionnelle. D’où l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces.

Plusieurs techniques existent mais je me limiterai à celle que j’utilise. Le patient restant éveillé en tout temps, une anesthésie régionale ou locale (« on gèle » l’ensemble de l’épaule et du membre supérieur) est administrée par l’anesthésiste. Le patient est ensuite placé en position légèrement assise sur la table d’opération. Un moniteur vidéo est disponible s’il désire suivre le déroulement de sa chirurgie et le cas échéant, il peut apporter son appareil personnel pour écouter tranquillement sa musique en attendant la fin de l’opération.

Après avoir nettoyé et stérilisé la peau, je fais pénétrer l’arthroscope par une minuscule incision de quelques millimètres puis, je gonfle d’eau l’épaule. L’image apparaît sur mon écran vidéo (avec le mouvement de l’eau, cela évoque les images des fonds marins dans les films de Cousteau). Par une ou deux autres minimes incisions, j’introduis les instruments pour la résection de la bourse, des amas de calcium ou des excroissances osseuses proéminentes causant l’accrochage ou ceux servant à réparer et à réinsérer le tendon dans l’os. Pour réimplanter le tendon avulsé dans son lit osseux d’origine, j’utilise de petits ancrages non-métalliques (ça ne sonne pas à la douane!) Que j’implante dans l’humérus, desquels partent des fils qui sont passés à travers le tendon de la coiffe. Parfois, le rattachement se fait après avoir passé les sutures à travers les petits tunnels percés dans la grosse tubérosité. Il s’agit en fait de la même technique de rattachement que celle que l’on pratiquait à l’époque où on « ouvrait » l’épaule, et que l’on avait abandonnée avec l’arrivée de l’arthroscopie car nous n’arrivions plus à la reproduire. Mais depuis que nous avons développé des instruments mieux adaptés, nous avons pu recommencer à utiliser cette technique « sans corps étranger » pour la plupart de nos réparations.

La chirurgie dure habituellement de 30 à 90 minutes et, après environ une heure d’observation en salle de réveil, le patient peut quitter la clinique avec l’aide de son accompagnateur. Avant le départ, j’établis les modalités de suivi ou de physiothérapie. Les rendez-vous sont fixés et les analgésiques sont prescrits. Mon assistante remet au patient un document comprenant toutes les directives postopératoires et les numéros de téléphone utiles.

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* Champ obligatoire

   

 

« Cinq mois après mon opération, malgré la sévérité de ma blessure, je suis à nouveau capable de faire du vélo, sans difficulté ni douleur. J’ai eu droit à un suivi impeccable et attentionné de la part du Dr Beauchamp. Merci! »