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Diagnostic - Déchirure du labrum (bourrelet) supérieur : lésion SLAP

Certaines affections douloureuses à l’épaule sont liées à une déchirure ou avulsion du labrum (ou bourrelet) supérieur. Il s’agit d’une structure cartilagineuse comparable au ménisque du genou en forme d’anneau accolée à la glène (omoplate) au sommet de laquelle s’insère le tendon de la longue portion du biceps. Rappelons que le biceps possède deux insertions à l’épaule : une sur le labrum (long biceps), l’autre un peu plus à l’intérieur : sur l’apophyse coracoïde de l’omoplate (court biceps).

Les détachements du labrum supérieur peuvent survenir soit à cause de gestes répétés avec force (similaires à ce que l’on observe chez les lanceurs au baseball) ou encore, en lien avec une traction anormalement forte effectuée par la longue portion du biceps (avulsion traumatique). Les gens présentant une flexibilité anormalement élevée (hyperlaxité ligamentaire) sont aussi plus à risque.

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Il faut ici établir une distinction entre l’entité clinique SLAP et la présence de l’anomalie anatomique au labrum. En effet, le détachement du labrum est très fréquent, et on la trouve souvent par hasard lors d’une arthroscopie ou lors d’une imagerie IRM. En d’autres mots, le détachement du labrum est le plus souvent asymptomatique (certains parlent de variation de la normale…), alors que le syndrome douloureux SLAP est plutôt rare (attention au sur-diagnostic!). Le patient rapporte en général des symptômes lorsqu’il effectue des mouvements amples accompagnés d’un claquage audible ou ressenti. L’examen physique peut révéler une condition presque normale et le clinicien cherchera alors à reproduire le claquement (manoeuvre de O’Brien), ou à s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une autre pathologie de l’épaule (bursite, accrochage, etc.). L’imagerie radiologique, même par résonance magnétique, peut très bien ne pas révéler la déchirure du labrum supérieur. L’ajout de matériel de contraste à l’intérieur de l’épaule avant la résonance magnétique (arthrographie au Gadolinium) augmente donc la précision de ce test. Bref, il s’agit d’une condition difficile à diagnostiquer et parfois, seul le doute poussera le chirurgien à pratiquer l’arthroscopie qui la dévoilera.

Les radiographies sont également nécessaires afin d’évaluer la perte de l’espace articulaire, la subluxation et la sévérité de l’arthrose.

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